VIVE LE POTAGER !

LE JARDINAGE URBAIN À LA PORTÉE DE TOUTES ET TOUS ! 

Le printemps approche. C’est bientôt l’heure de faire les premiers semis et de mettre en place les premières plantations. Mais avant de vous lancer, il est important de vous poser certaines questions sur le type de jardin que vous envisagez, le mode de culture que vous allez adopter et sur la qualité de votre sol. Explications !

Où jardiner ?

/// La culture en pleine terre

C’est le mode de jardinage le plus connu. Il ne nécessite pas d’aménagement particulier et peut se pratiquer tel quel dans un jardin ou dans un bac en contact direct avec le sol ou encore en serre. La culture de pleine terre offre une grande surface disponible. Il faut cependant d’abord s’assurer de l’état du sol avant de débuter (compacité, perméabilité, santé...).

/// La culture hors-sol

Elle nécessite peu de place. Une grande diversité de lieux (terrasse, balcon, toit...) peut être utilisée de même qu’une grande variété de contenants. Ce mode de culture permet aussi d’adapter le sol aux besoins spécifiques des plantations. Elle exige par contre un arrosage fréquent et un volume de terre qui peut être non négligeable. Certaines plantes n’apprécient pas toujours les bacs.

/// Cultiver en pleine terre à Bruxelles ?

À Bruxelles, tout le monde ne dispose pas de l’espace suffisant pour cultiver ses propres légumes. Faut-il dès lors abandonner tout espoir de profiter de ses propres récoltes ? Non. Selon que vous êtes à la recherche d’un vrai projet social et collectif ou que vous cherchiez juste à cultiver un petit lopin, plusieurs solutions s’offrent à vous.

/// La parcelle individuelle

Elle permet a priori plus de liberté dans la gestion de son potager, mais elle peut nécessiter un investissement plus important en matériel. Elle exige aussi des connaissances préalables. Le défi est de ne pas se laisser déborder par les nombreux aspects à contrôler.

/// Les jardins collectifs

La formule privilégie les aspects sociaux. Elle passe par une approche collaborative et le partage des tâches (travail de la terre et récoltes, décision collégiale de l’aménagement du terrain et des plantes à cultiver...). Elle favorise souvent l’échange des connaissances et le partage des compétences. Elle permet aussi la culture de légumes nécessitant des surfaces plus importantes. À l’opposé, cette organisation implique de concilier les avis de chacun, ce qui n’est pas toujours simple. Concrètement toutefois, la plupart des potagers collectifs balancent entre gestion entièrement individuelle et fonctionnement totalement collectif.

/// Le co-jardinage

Il met en relation des personnes disposant d’une surface cultivable non utilisée avec d’autres qui souhaitent cultiver mais n’ont pas accès à un jardin. Le concept peut être intéressant, ne fût-ce que temporairement, car des listes d’attente plus ou moins longues existent pour les potagers familiaux ou collectifs.

Comment connaître l’état de santé de mon sol ? 

Lorsque vous décidez d’aménager un jardin potager en plein air, il est préférable de vérifier que vous allez cultiver sur un sol sain pour éviter tout risque pour la santé. Voici quelques indications qui vous permettront d’exclure la présence d’une éventuelle pollution sur votre site. Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur le Guide de jardinage urbain qui sera bientôt mis en ligne par Bruxelles Environnement (voir ci-contre).

1. En observant votre sol et en effectuant quelques tests pratiques simples, vous en saurez déjà beaucoup sur son état de santé général. Par exemple, qu’en est-il de la structure du sol, de sa texture, de la teneur en matière organique, de l’humidité, de la couleur et de l’activité biologique (vie du sol) ?

2. Informez-vous sur d’éventuelles contaminations antérieures en consultant la carte-inventaire de l’état du sol proposée par Bruxelles Environnement, ainsi qu’en vous renseignant auprès de votre commune et de vos voisins. En cas de doute, n’hésitez pas à prélever un échantillon et à le faire analyser.

3. Gardez votre sol en bonne santé et prévenez vous-même les contaminations non désirées.

Comment créer mes bacs potagers ? 

Tout le monde à Bruxelles ne dispose pas d’un jardin où pratiquer la culture de pleine terre. Mais de nombreuses alternatives sont heureusement accessibles : jardinières, pots, bacs de culture, murs végétalisés et bien d’autres. Le plus simple est d’opter pour des conteneurs du commerce. Il y en a à tous les prix. Vous pouvez aussi faire fabriquer un bac de culture sur mesure par un artisan ou mieux encore, réaliser vous-même vos conteneurs avec des matériaux de récupération, comme du bois de palette. Une bonne terre est également primordiale pour une culture hors-sol réussie. L’idéal est de prévoir un substrat léger et perméable avec suffisamment de matière organique et de minéraux pour assurer la croissance des plantes. On conseille généralement un tiers de compost, deux tiers de terre de jardin ou de terreau, 10% de sable et 1% d’amendement minéral facultatif (bentonite, basalte, dolomite...).

Apprenez à jardiner avec Bruxelles Environnement

Pour aider les bruxellois·es à pratiquer le jardinage urbain dans les meilleures conditions possibles, Bruxelles Environnement va mettre à leur disposition un guide d’accompagnement très complet. Celui-ci répondra à toutes les questions que vous pouvez vous poser. Il sera disponible en ligne (dans la section conseils pratiques du site SOLS de Bruxelles Environnement) et imprimable sous forme d’info fiches. Consacrés à la culture en pleine terre ou en bacs, les quatre premiers thèmes seront consultables dès mi-février. D’autres thèmes s’ajouteront au fur et à mesure.

J’évalue l’état de mon sol avec l’IQSB

Vous cultivez déjà des légumes ou vous vous apprêtez à en cultiver sur votre parcelle ? Vous souhaitez savoir si le sol de votre terrain est vivant, s’il est d’assez bonne qualité pour y mettre des plantes ou des légumes ou s’il permet à l’eau de s’infiltrer efficacement ? Ne cherchez plus, l’Indice de Qualité des Sols Bruxellois (IQSB-citoyen) est fait pour vous ! Cet indice s’adresse à tous les citoyens désireux de mieux connaître le sol de leur parcelle. Il permet d’évaluer la qualité du sol de votre terrain et propose aussi quelques pistes pour l’améliorer. L’IQSB-citoyen ne requiert pas de connaissance ou de matériel particulier. Il est rapide à mettre en œuvre et est basé sur une série d’observations simples à effectuer. En outre, l’IQSB-Citoyen permet d’obtenir la Fiche-IQSB de la part de Bruxelles Environnement. Cette fiche est un document qui résume les observations de terrain et les retranscrit sous forme de scores (en %).

LE SAVIEZ-VOUS ?

Un des premiers indicateurs visuels de la bonne santé du sol est la présence d’une couverture végétale ! Sa densité et sa composition sont autant d’éléments permettant de faire un diagnostic des capacités du sol à accueillir favorablement une culture potagère. Si l’absence d’une couverture végétale dénote d’un sol stérile ou fortement compacté, a contrario un sol densément couvert démontre sa bonne vivacité et sa résilience.