BRUXELLES RESPIRE MIEUX !

Le rapport d’évaluation 2019 de la LEZ bruxelloise vient d’être publié. Et il y a de bonnes nouvelles pour la qualité de l’air que respirent les Bruxellois·es !

#PETITSPOUMONS,UNE CAMPAGNE QUI NE MANQUE PAS D’AIR !  

L’association Les chercheurs d’air relance sa campagne #PetitsPoumons, postposée pour cause de Covid-19. Avec l’aide de Bruxelles Environnement, des tubes de mesures vont être installés pour évaluer les concentrations en dioxyde d’azote (NO2) dans les écoles bruxelloises, ainsi que dans des points de mesures proposés par des citoyen·ne·s. L’opération durera un an et permettra une meilleure compréhension de la pollution de l’air à Bruxelles.

Première bonne nouvelle. Après deux ans d’existence, on constate un net effet de la Zone de basses émissions (LEZ) sur le renouvellement du parc automobile. Les véhicules les plus polluants ont été retirés de la circulation. Ainsi, entre septembre 2018 et décembre 2019, la part de véhicules impactés par les critères de la LEZ a chuté de pas moins de 88% ! Mieux, les conducteurs qui circulent grâce à un pass ou une dérogation s’avèrent peu nombreux.

Moins de pollution

/// Autre excellente évolution. La LEZ a également contribué à la diminution des émissions de polluants nocifs pour la santé. En un an et demi, on a enregistré une chute des émissions de Black Carbon de 77% pour les voitures et de 73% pour les camionnettes et une baisse des oxydes d’azote (NOx) de respectivement 11% pour les voitures et 3,5% pour les camionnettes. Parallèlement, on a assisté à une diminution du taux de particules fines dans l’air (PM2.5) de 11,5 % et 21 %. Ces évolutions sont principalement à mettre au crédit de la LEZ, même si d’autres facteurs ont pu influencer ces résultats (prix du carburant, nouvelles technologies, etc.).

Les normes européennes enfin respectées

/// Cette réduction des concentrations des polluants directement liés au trafic routier a eu un autre effet positif. Elle a permis à la Région de respecter pour la première fois les normes européennes en la matière. Entre 2018 et 2019, les concentrations annuelles de NO2 ont diminué de 10% en moyenne sur toutes les stations de mesure de la Région. Les concentrations de Black Carbon et de particules fines affichent aussi une tendance à la baisse sur l’ensemble des stations durant cette même période.

Encore des efforts à fournir

/// Malgré ces nouvelles encourageantes, la qualité de l’air reste un enjeu majeur de santé publique à Bruxelles. D’après le dernier rapport de l’Agence européenne de l’environnement, les émissions du transport routier sont responsables chaque année de 68 000 morts prématurés en Europe. Des progrès restent donc à accomplir. C’est notamment pourquoi, depuis le 1er janvier 2020, les véhicules diesel de norme Euro 3 sont interdits d’accès sur tout le territoire bruxellois. Le prochain renforcement des critères de la LEZ aura lieu au 1er janvier 2022, avec l’interdiction des diesels de norme Euro 4.