Chauffage au bois : SYMPA… MAIS BIEN TROP POLLUANT  !  

ATTENTION AUX PICS DE POLLUTION

En Région de Bruxelles-Capitale, il est interdit de se chauffer au bois lorsque la qualité de l’air est très mauvaise (sauf s’il s’agit du seul moyen de chauffage du domicile). Pour être renseigné sur les pics de pollution, n’hésitez pas à télécharger l’app Brussels Air ou à vous inscrire auprès de la Cellule Interrégionale de l’Environnement (CELINE).

À Bruxelles, le chauffage au bois a ses aficionados. Le prix avantageux du combustible et l’ambiance qu’il distille séduisent largement. Mais en ville, ce type de chauffage reste cependant très polluant et peu recommandé.

L’utilisation de bois de chauffage peut avoir un impact positif sur l’environnement (bilan carbone neutre) lorsqu’il provient de forêts gérées de façon durable. Mais sa combustion produit généralement beaucoup de polluants nocifs pour la santé : composés organiques volatils (COV), monoxyde de carbone (CO), dioxines, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et surtout particules très fines qui pénètrent au plus profond des voies respiratoires.

Une pollution importante

Alors que le bois représentait un peu moins de 1% de l’approvisionnement énergétique bruxellois en 2015, 38% des émissions de particules émises par le secteur résidentiel (qui représente lui-même 30% du total des particules fines émises) étaient causées par la combustion de bois dans des installations de chauffage.

5 fois plus de particules fines

En un peu plus de dix ans, le rendement des chauffages à bois a, certes, fortement progressé. Il est passé d’environ 50 % à 80, voire 90 % aujourd’hui. Mais même les installations au bois les plus performantes restent polluantes et émettent encore cinq fois plus de particules fines que celles au gaz naturel.

Comment limiter la pollution?

L’impact du chauffage au bois sur la qualité de l’air intérieur et extérieur dépend du type d’appareil utilisé (feu ouvert ou foyer fermé, poêle, insert ou poêle à pellets), mais aussi de la façon dont on s’en sert. Le recours à un appareil performant, combiné avec du bois de qualité (bois dur et bien sec), permet de réduire les émissions. Ce sont les poêles à pellets qui sont aujourd’hui les plus performants et qui génèrent le moins d’émissions nocives. Par rapport aux bûches, la combustion est de bien meilleure qualité, car les alimentations en air et en combustible sont plus finement gérées.

La méthode d’allumage inversée

Si vous possédez une cheminée ou un poêle à bois, optez pour la méthode d’allumage « Topdown », plus écologique. Disposez d’abord les plus grosses bûches, puis celles de taille moyenne, puis terminez avec le petit bois par-dessus et enfin l’allume-feu. En allumant votre feu par le haut, vous permettez aux bûches du dessous de se réchauffer progressivement. Au fur et à mesure que celles-ci s’enflamment, les gaz de combustion passent par la zone supérieure, déjà plus chaude. Cette température plus élevée favorise une combustion complète des fumées et réduit les émissions de polluants.